Là ça dépasse simplement la première année ... Ces boîtes mettent parfois 10 ans à dégager leurs premiers bénéfices. Voire elles n'en dégagent jamais. Et j'en sais quelque chose car j'ai travaillé pour une de ces startups dans le secteur de la fintech, avec un modèle économique caduque, qui ne vit que des levées de fonds auprès de la maison mère, et qui au bout de 5 ans ne génère toujours pas de bénéfices (et n'est pas près d'en générer !). Comme beaucoup d'entreprises du secteur de la fintech d'ailleurs (il me semble que parmi les banques en ligne seule Fortuneo est rentable). Mais comme tu le dis, la fin de la récré a été sifflée et celles qui n'ont pas de modèle économique viable vont passer à la casserole.bouboule56 a écrit :Ça peut s’entendre qu’au début tu investis beaucoup en ingénierie ou en production quand tu fabriques un produit. Tu ne peux pas être rentable dès la première année notamment quand tu fais une bagnole
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Je crois que les faillites au deuxième trimestre ont bondit de 49% par rapport à 2021.
La fin du quoi qu'il en coute va en mettre au tapis.
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ben sur certaines boites, prend tesla, Oui ça prend plus de10 ans. Entre les phase de R&D, de conception, de construction de l'appareil de production, d'embauches... tu peux pas être rentable même en 10 ans vu qu'il faut atteindre la fameuse taille critique là en l'occurence un nombre de véhicules vendus.
C'est pas ce genre de boite qu'il faut prendre en exemple, mais plutôt les Spotify, Deezer Uber... ces modèles là je ne vois pas comment ils peuvent être viables. Ca crame du cash, ça mise sur l'échelle mais même à l'échelle ça ne fonctionne pas. La sacro sainte entrée en bourse qui te permet de lever des fonds à nouveau en croisant les doigts Et je parle pas de plus petites boites qui se sont montées à coup de levée de fonds et de financement public par BPI France et qui ne seront jamais rentables. Ces startupers pensent avant tout à faire la culbute avec de l'argent qui n'est pas le leur
Ca a été le cas de fortuneo dont tu parles par exemple, qui a été racheté après 5/6 ans par arkea
C'est pas ce genre de boite qu'il faut prendre en exemple, mais plutôt les Spotify, Deezer Uber... ces modèles là je ne vois pas comment ils peuvent être viables. Ca crame du cash, ça mise sur l'échelle mais même à l'échelle ça ne fonctionne pas. La sacro sainte entrée en bourse qui te permet de lever des fonds à nouveau en croisant les doigts Et je parle pas de plus petites boites qui se sont montées à coup de levée de fonds et de financement public par BPI France et qui ne seront jamais rentables. Ces startupers pensent avant tout à faire la culbute avec de l'argent qui n'est pas le leur
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Machete Cortez a écrit :De toute façon c'est pas le problème que çà plaise ou non à des gens le souci avec Uber, le problème c'est qu'il volent 8 milliards par an de cotisations sociales à l'Etat, que Uber fait ce qu'il veut pour les commissions, que le plus heureux des auto-entrepreneurs ne bénéficie d'aucun droit s'il se pète la jambe ou se fait voler son matos. Et s'il a envie de prendre des congés faut pas compter sur les congés payés, mais si jamais il le fait et que Uber juge qu'il ne rapporte pas assez ils peuvent le virer de l'appli.
C'est le nivèlement du droit du travail par le bas le problème. Mais c'est facile à faire quand on a un ministre comme complice et qu'on le fait au détriment du droit européen (les LREM sont moins à cheval sur le non-respect des traités j'ai l'impression quand c'est au bénéfice exclusif des ultra-libéraux).
Bon moi j'vais tenter Uber ce soir, j'espère que le code est pas périmé au bout de 8 ans.
Je suis surtout halluciné par tous ces journalistes "qui ne voient pas le problème" (en particulier ceux de droite).
Un mec sans Parti, Ministre de l'Economie qui incline les lois (en particulier fiscales et sociales) françaises au bénéfice d'une société étrangère et qui ensuite reçoint le soutien cette boîte lors de sa campagne électorale c'est normal ? Hollande n'était même pas au courant.
C'est mafieux oui...
Et puis que l'on ne vienne pas parler du "résultat final", des chiffres du chomage et de l'économie complétement artificiels, basés en réalité sur la contrainte d'accepter des salaires bas et la perte de pouvoir d'achat de millions de salariés. En Corée du Nord, le taux de chomage est de 0 %, la bonne blague.
Le tout financé en plus par de la dette qui a littéralement explosée et la planche à billet avec un euro qui passe en dessous le dollar (alors qu'il était de 1,4 fois le dollar en moyenne depuis 20 ans). La catégorie qui a le plus bénéficié (et indumment très souvent, aucun contrôle) des fonds de solidarité sont ces "micro-entrepreneurs" Uber et compagnie. Vraiment de l'argent balancé par les fenêtres, ils ne créent en réalité aucune richesse. C'est un truc de pays creve la dalle ce type d'activité économique.
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Pour la plupart des boites de la fintech ont un modèle basé sur une croissance permanente, c'est ce qui les rend déficitaires (je ne parle pas de Twitter / FB qui ont un schéma un peu différent). En gros, elles sont déjà extrêmement rentables, mais réinvestissent toujours beaucoup plus qu'elles ne gagnent dans l'objectif de devenir gigantesques.
Exemples :
- Uber qui se déploie dans tous les pays, chaque déploiement coûte une fortune (en lobbying notamment), mais ensuite il suffit de laisser tourner la machine à cash. Une fois qu'ils ont investi tous les pays, ils débutent le déploiement de l'offre de restauration, ensuite ils essayeront de piquer un autre marché, etc.
- Amazon idem : déploiement dans tous les pays, et une fois qu'on est leader on lance une nouvelle activité (Amazon Prime Video par ex), dans laquelle on engloutit tous ses revenus afin de devenir leader d'un autre secteur.
En gros ces entreprises sont déjà extrêmement rentables mais elles sont encore plus dépensières, afin de promettre une rentabilité encore bien plus importante plus tard.
Pour revenir à l'uberisation : pour moi elle n'est pas un problème en soi, c'est le monde actuel qui tourne comme ça, cette ubérisation est actuellement autant souhaitée par les entreprises que par les salariés. Ils ont intégré le message qu'on leur répète depuis 30 ans (à savoir qu'ils sont jetables, remplaçables, interchangeables), ils souhaitent pouvoir débuter n'importe quelle activité sans avoir besoin qu'un homme blanc de 45 ans valide leur profil, et ne souhaitent surtout pas s'engager avec lui.
Le problème de l'uberisation c'est qu'elle a totalement modifié la structure du travail en France et qu'absolument RIEN n'ait été fait pour adapter notre modèle en conséquence.
Faire rentrer Uber en France pourquoi pas, mais dans ce cas tu traites les sujets qui y sont liés : les droits sociaux des travailleurs indépendants. Mais l'opportunité était trop belle : plutôt que de chercher à sabrer les droits sociaux, le plus simple c'est encore de ne jamais en donner. Facile ensuite de taper sur la multinationale américaine, c'est sur que c'est pas elle qui va se battre pour donner des droits aux gens. Ils sont dans leur rôle. On attend que l'état se mette dans son rôle aussi mais pour ça il faudra quelqu'un d'autre aux commandes, quelqu'un qui soit guidé par l'intérêt des citoyens et non par les intérêts de ses potes.
Exemples :
- Uber qui se déploie dans tous les pays, chaque déploiement coûte une fortune (en lobbying notamment), mais ensuite il suffit de laisser tourner la machine à cash. Une fois qu'ils ont investi tous les pays, ils débutent le déploiement de l'offre de restauration, ensuite ils essayeront de piquer un autre marché, etc.
- Amazon idem : déploiement dans tous les pays, et une fois qu'on est leader on lance une nouvelle activité (Amazon Prime Video par ex), dans laquelle on engloutit tous ses revenus afin de devenir leader d'un autre secteur.
En gros ces entreprises sont déjà extrêmement rentables mais elles sont encore plus dépensières, afin de promettre une rentabilité encore bien plus importante plus tard.
Pour revenir à l'uberisation : pour moi elle n'est pas un problème en soi, c'est le monde actuel qui tourne comme ça, cette ubérisation est actuellement autant souhaitée par les entreprises que par les salariés. Ils ont intégré le message qu'on leur répète depuis 30 ans (à savoir qu'ils sont jetables, remplaçables, interchangeables), ils souhaitent pouvoir débuter n'importe quelle activité sans avoir besoin qu'un homme blanc de 45 ans valide leur profil, et ne souhaitent surtout pas s'engager avec lui.
Le problème de l'uberisation c'est qu'elle a totalement modifié la structure du travail en France et qu'absolument RIEN n'ait été fait pour adapter notre modèle en conséquence.
Faire rentrer Uber en France pourquoi pas, mais dans ce cas tu traites les sujets qui y sont liés : les droits sociaux des travailleurs indépendants. Mais l'opportunité était trop belle : plutôt que de chercher à sabrer les droits sociaux, le plus simple c'est encore de ne jamais en donner. Facile ensuite de taper sur la multinationale américaine, c'est sur que c'est pas elle qui va se battre pour donner des droits aux gens. Ils sont dans leur rôle. On attend que l'état se mette dans son rôle aussi mais pour ça il faudra quelqu'un d'autre aux commandes, quelqu'un qui soit guidé par l'intérêt des citoyens et non par les intérêts de ses potes.
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Personne n'a pour projet de gagner 3 ronds et d'être sur un siège éjectable avec conditions de travail minables. C'est un boulot pour sans-papier.goldenmerlu a écrit : Pour revenir à l'uberisation : pour moi elle n'est pas un problème en soi, c'est le monde actuel qui tourne comme ça, cette ubérisation est actuellement autant souhaitée par les entreprises que par les salariés. Ils ont intégré le message qu'on leur répète depuis 30 ans (à savoir qu'ils sont jetables, remplaçables, interchangeables), ils souhaitent pouvoir débuter n'importe quelle activité sans avoir besoin qu'un homme blanc de 45 ans valide leur profil, et ne souhaitent surtout pas s'engager avec lui.
Que vient foutre "l'homme blanc de 45 ans" là-dedans ? Ta description est celle de Macron.
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Les conducteurs de Uber avec qui je discute sont pleinement satisfaits de leur statut et de leurs conditions de travail (je pense l'avoir demandé à plus d'une vingtaine de chauffeurs depuis l'existence du service et pas un seul ne m'a dit le contraire), les critiques se focalisent sur le prix horaire imposé par Uber. Mais encore une fois, même si on essaye de nous faire croire que l'état ne sert plus à rien et qu'il ne peut plus rien réglementer, mais rien ne l'empêche de définir un prix horaire minimal qui permette de se caler (au moins) sur le smic. Il est tout aussi possible d'interdire à Uber de traiter avec autre chose que des entrepreneurs individuels afin d'éviter les intermédiaires véreux.
En résumé : rien n'empêche l'état de faire son boulot, à part de la volonté.
L'employeur homme blanc de 45 ans => si tu ne vois pas le lien avec le profil des personnes qui se lancent dans l'uber & co inutile d'en discuter 3 heures ça va faire un trop gros HS.
En résumé : rien n'empêche l'état de faire son boulot, à part de la volonté.
L'employeur homme blanc de 45 ans => si tu ne vois pas le lien avec le profil des personnes qui se lancent dans l'uber & co inutile d'en discuter 3 heures ça va faire un trop gros HS.
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goldenmerlu a écrit : Exemples :
- Uber qui se déploie dans tous les pays, chaque déploiement coûte une fortune (en lobbying notamment), mais ensuite il suffit de laisser tourner la machine à cash. Une fois qu'ils ont investi tous les pays, ils débutent le déploiement de l'offre de restauration, ensuite ils essayeront de piquer un autre marché, etc.
- Amazon idem : déploiement dans tous les pays, et une fois qu'on est leader on lance une nouvelle activité (Amazon Prime Video par ex), dans laquelle on engloutit tous ses revenus afin de devenir leader d'un autre secteur.
Pour moi ceux sont justement deux cas différents. Amazon a des services rentables et d'autres qui perdent du fric. Apple fait pareil elle lance AppleTV ou AppleMusic a perte mais gagne ailleurs, celui leur permet de financer de nouvelles activités
Ce qui fait que les boites s'équilibrent ou sont dans le positif.
Uber au global(drive + eats) peine à gagner de l'argent et continue de bruler énormément de liquidités en investissant à perte. Sans compter qu'ils ont énormément de concurrence
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Eux sont rentables pour le coup.bouboule56 a écrit :Ca a été le cas de fortuneo dont tu parles par exemple, qui a été racheté après 5/6 ans par arkea
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Ça me fait un peu penser à cette tendance depuis quelques années dans le développement informatique de se mettre à son compte, en freelance, choisir les sujets et les technos sur lesquels on bosse, ne plus avoir de patron et se faire imposer les décisions d'un N+1 ou d'un N+2, gagner plus (en théorie en tout cas, dans la pratique c'est vrai pour les meilleurs uniquement). Quitte à faire plus d'heures, à ne plus avoir de congés payés, à travailler seul, à être la variable d'ajustement qu'on va dégager en premier en cas de problème. Même des jeunes qui débutent s'y mettent, parfois poussés par leurs écoles (je connais des écoles d'ingénieur qui imposent le travail en freelance dans le cursus). Pas mal de personnes ne sont plus à la recherche de la sécurité d'un boulot en entreprise mais plutôt à la recherche d'une mission sur quelques mois, d'une plus grande liberté et d'une plus grande autonomie. Perso je ne partage pas ces aspirations car j'ai besoin de faire partie d'un projet collectif et donc d'une boîte. Mais cette "ubérisation" dont tu parles, c'est assez proche du freelance. Bon, c'est plus facile dans un secteur où on manque clairement de main d'oeuvre comme l'informatique. Mais comme tu le dis, cette ubérisation n'est pas subie par tous, elle peut aussi être choisie.goldenmerlu a écrit :Pour revenir à l'uberisation : pour moi elle n'est pas un problème en soi, c'est le monde actuel qui tourne comme ça, cette ubérisation est actuellement autant souhaitée par les entreprises que par les salariés. Ils ont intégré le message qu'on leur répète depuis 30 ans (à savoir qu'ils sont jetables, remplaçables, interchangeables), ils souhaitent pouvoir débuter n'importe quelle activité sans avoir besoin qu'un homme blanc de 45 ans valide leur profil, et ne souhaitent surtout pas s'engager avec lui.
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Le freelance c’est bien quand le marché est haussier
C’était pareil avant 2000.
Là le marché est sur le point d’imploser dans la tech. Tous les gros (Microsoft, Google, Cisco, oracle…) réduisent le recrutement voire licencient… quand ça va ruisseler….
Accrochez vous à votre job si vous êtes développeur, la fête va bientôt finir, rangez les baby-foot
C’était pareil avant 2000.
Là le marché est sur le point d’imploser dans la tech. Tous les gros (Microsoft, Google, Cisco, oracle…) réduisent le recrutement voire licencient… quand ça va ruisseler….
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C'est mon histoire que tu racontes là : j'étais dans l'informatique en interne, amoureux de ma boite, pendant près de 10 ans. Mais la mariée a mal vieilli : la boite que j'admirais pour ses valeurs sociales et pour sa culture du professionnalisme s'est lancée dans la financiarisation à tous va, vendant ses actifs solides pour acheter des boites merdiques et perdant ses salariés et son efficacité sur l'autel de la réduction des coûts irréfléchie. Elle s'est cassée la gueule évidemment et je me suis barré et mis en freelance : mieux vaut être seul que mal accompagné. Dans mon secteur je suis privilégié, il s'agit de missions plutôt longues et je peux donc faire partie de projets intéressants.Chawax a écrit :Ça me fait un peu penser à cette tendance depuis quelques années dans le développement informatique de se mettre à son compte, en freelance (...) Mais cette "ubérisation" dont tu parles, c'est assez proche du freelance. Bon, c'est plus facile dans un secteur où on manque clairement de main d'oeuvre comme l'informatique. Mais comme tu le dis, cette ubérisation n'est pas subie par tous, elle peut aussi être choisie.
Tout ça pour dire que quand je discute avec des conducteurs de uber, ce qu'ils me racontent est extrêmement proche de mon ressenti. Ils apprécient énormément la liberté que leur confère ce mode de fonctionnement. Moi quand je réfléchis à me remettre en salarié, ce qui me bloque c'est en premier cette perte de liberté, bien avant une éventuelle perte de revenus.
Pour revenir à l'analogie du couple (qui marche trèèèès souvent dans les relations avec l'entreprise), je ne m'interdis pas de retomber amoureux plus tard. Mais en en vrai, la vie d'une entreprise aujourd'hui est trop changeante pour espérer avoir un coup de foudre qui dure plus que quelques années. Les entreprises changent à une vitesse grand V, se font racheter par d'autres boites dont la culture n'a rien à voir, se font découper, etc. Qui veut d'une mariée coupée et morceaux et dont on a changé la personnalité entre temps ?
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La crise du Covid n'est pas étrangère non plus à ce désamour grandissant entre les salariés et leur entreprise quel que soit le domaine.
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Je comprends, j'ai pas mal d'anciens collègues qui se sont retrouvés dans ce cas, des boîtes rachetées et qui perdent leur âme. J'ai la chance d'être dans une boîte qui est restée indépendante depuis sa création (il y a presque 25 ans) malgré des périodes difficiles, avec une direction bienveillante et des managers protecteurs qui véhiculent des valeurs que je partage (autre chose que nous filer un baby footgoldenmerlu a écrit :Mais en en vrai, la vie d'une entreprise aujourd'hui est trop changeante pour espérer avoir un coup de foudre qui dure plus que quelques années. Les entreprises changent à une vitesse grand V, se font racheter par d'autres boites dont la culture n'a rien à voir, se font découper, etc.
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Je ne sais pas si cela à toujours été comme ça. Mais l'époque est aussi à aller voir ailleurs facilement. Et pas pour du freelance.
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