[Président] Loïc Féry
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Je te trouve dur !!!Bakyfan a écrit :Je sais pas si vous avez vu la vidéo tébésud, avec la réaction de LF dans les couloirs après le match ???![]()
![]()
"On à su garder cet avantage, ce petit but de raccroc"
Quand j'entends un tel truc, je comprend comment il peut laisser partir des joueurs, et ne fait pas gaffe à l'équilibre d'une équipe
Décidément ce mec n'en loupe pas une !
https://www.youtube.com/watch?feature=p ... gXj3OwNHyg
féry en meneur a su parler aux joueurs avant et après le match. Il a su leur transmettre son envie. Sa Grinta !!!
A n'en pas douter le FCL maintenant c'est lui !
Voilà un OPA réussie !
Mensonges lors ventes de Romao & Lémina, affaiblissement du sportif pour se verser des dividendes, faire partir l'entraîneur qui a fait ce club : F€ry m'a dégoûté du foot et a cassé ma passion !! Bravo et merci à lui.
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jo.lorientois
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J ai rechangé de pseudo et les Merlus ont changé aussi en regagnant par un but de raccroc ( propos de LF grand connaisseur du foot devant l éternel ) ; Vraiment lors des prochaines difficultés je recommencerai et là encore j en suis sûr on retrouvera la victoire ..... 
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Louspica
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C'est plus dur de bien s'exprimer en direct devant une caméra que sur son compte Twitter
Bof, au vu de toutes les boulettes qu'il aura accumulé, je trouve que ce dérapage est plus comique qu'autre chose.
Et puis même si c'est de la com, au moins il montre qu'ils ne lâche rien, donc une unité: des joueurs au président.
Bof, au vu de toutes les boulettes qu'il aura accumulé, je trouve que ce dérapage est plus comique qu'autre chose.
Et puis même si c'est de la com, au moins il montre qu'ils ne lâche rien, donc une unité: des joueurs au président.
- ludo
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C'est quand même la moindre des choses...
Toujours les merlus, il faut gagner
En hommage à votre supporter numéro 1 qui nous a quittés
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- fixou
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Voici un entretien de Fery trouvé sur un excellent site: News Tank Football.
Elle n'est pas d'hier, mais de mars dernier avant la réception du PSG. Les trois premières questions étant portées sur le PSG, je me suis permis de les zapper pour ne garder que ce qui nous concerne...
Certains l'auront sans doute déjà lu, d'autres en auront peut être déjà débattu...
Pour les autres, bonne lecture!
Quelles perspectives de développement fixez-vous à votre club ?
Nous n’avons pas un business plan à 25 ans. J’ai repris, il y a cinq ans, un club de Ligue 2 qui jouait en Ligue 1. Avec une infrastructure de Ligue 2, une organisation de club de Ligue 2… Depuis cinq ans, on s’est efforcé de travailler autour de trois axes :
1.- Les infrastructures, avec la construction de l’espace FCL qui nous a coûté un peu plus de 12 M€ et dans lequel on a aujourd’hui un centre d’entraînement, un centre de formation et le siège du club. Des infrastructures de très haut niveau : François Blaquart (Directeur technique national) a dit que c’était un des centres d’entraînement les plus modernes de France, aujourd’hui. En ce qui concerne la rénovation du stade, une partie de la nouvelle tribune était déjà engagée, il y a cinq ans. Moi, j’ai fait le choix du synthétique, choix validé par le sportif.
2.- Les hommes : il s’agissait d’avoir une politique d’investissement sur des joueurs. Cela s’est peut-être moins vu, parce que nous n’achetons pas des joueurs à 15 M€, mais il y a eu beaucoup d’investissement sur des joueurs entre 1 et 3 M€, ces quatre ou cinq dernières années. Nous ne devons pas être loin des 50 M€ d’investissement sur cinq ans, au-dessus de 40 M€ en tout cas. Cela a été possible évidemment parce que des joueurs sont partis… Mais les hommes, c’est aussi toute la structuration d’un comité de direction avec des hommes compétents en matière commerciale, d’opérations et de professionnalisation d’une manière générale. Qu’on le veuille ou non, c’est la philosophie de Lorient : essayer de rester le plus proche possible des valeurs de ce club (convivialité, authenticité…) tout en professionnalisant la démarche sur tous les points. Ce n’est pas du tout incompatible de garder cette proximité avec les gens tout en ayant une démarche professionnelle.
3.- Le cadre équilibré. Il s’agit de développer les moyens et de vivre à nos moyens : je ne suis pas le mécène de Lorient, je suis un développeur de moyen et long terme, j’ai investi dans ce but-là. J’ai réinvesti pour permettre le développement du club. Cinq ans après mon arrivée, le FC Lorient s’est inscrit dans le top 10 des résultats glissants des cinq dernières années ; en matière de notoriété, on était 24e il y a cinq ans, on est aujourd’hui huitième ou neuvième… Mais nous ne sommes pas arrivés il y a cinq ans en disant : « En 2024, on jouera l’Europa League ! »
Que vise le FC Lorient ?
Une certaine constance, rester dans l’élite… On sait qu’avec une certaine constance, on peut parfois toucher des choses sympathiques : nous avons disputé trois demi-finales de coupe en cinq ans (éliminé par Bordeaux, 1-4, en 2010, puis par Lyon, 2-4 après prolongation, en 2012 en Coupe de la Ligue ; par Evian-TG, 0-4, en 2013 en Coupe de France). Je regrette énormément qu’on n’ait pas eu le plaisir d’emmener nos supporters au Stade de France. Ces trois demi-finales restent comme des moments parmi les plus cruels de ces cinq ans et notamment la dernière contre Evian-TG. Le but, c’est donc effectivement de toucher des choses sympathiques.
Je considère que le FC Lorient est un fabricant d’émotions. C’est pour cela que je suis dans le football, pour donner du plaisir aux gens, pour vivre des émotions fortes, dans un cadre équilibré. Notre centre de formation est un investissement à moyen terme. Aujourd’hui, on recrute des promotions de jeunes nés en 2001, 2002, 2003 : avant, nous avions un centre de deuxième ou troisième zone avec de très bons éducateurs, mais si vous ne recrutez pas les meilleurs à l’entrée, vous avez moins de chances d’avoir les meilleurs à la sortie. Aujourd’hui, sur ces promotions, on voit que les meilleurs joueurs de leurs générations, essentiellement bretons d’ailleurs, font le choix du FC Lorient. Alors qu’il y a quelques années, ils faisaient le choix de Rennes, de Nantes… Cela veut dire que si on fait bien notre travail dans cette période des cinq ou sept prochaines années, on sera récompensé. On a recruté un directeur de centre de formation qui est en train de construire une équipe (Régis Le Bris a rejoint le FC Lorient à l’été 2012). Je suis impliqué afin de lui donner les moyens d’investir sur la qualité d’encadrement ainsi que sur le lieu de vie pour les jeunes. La formation est vraiment au centre de notre projet.
Au niveau commercial, sponsoring, le FC Lorient cherche souvent à innover : sponsors maillot tournant, loterie pour attribuer un espace sur la manche contre Paris-SG…
J’ai toujours été fervent de ce qu’on appelle le sponsoring participatif. On a été un des premiers clubs à mettre des photos de supporters dans les numéros des joueurs, on a effectivement inauguré cette saison un sponsoring tournant pour maximiser la valeur du maillot, tout en restant fidèle à des partenaires historiques du club qui n’ont pas forcément des moyens extensibles, même si je tiens à les remercier car ces partenaires ont augmenté leurs contributions chaque année. Mais ce n’est pas du mécénat ! C’est très important pour nous de ne pas considérer nos partenaires comme des mécènes, mais bien comme des partenaires : pas un entrepreneur ne met de l’argent dans le football simplement parce que ça lui fait plaisir, il le fait pour développer son chiffre d’affaires. C’est donc à nous de bien les aider pour mesurer cet impact du partenariat avec le FC Lorient sur leur activité. Et je pense que ça fonctionne dans la mesure où nos partenaires principaux accompagnent chaque année davantage le FC Lorient.
Pour l’ancrage du club dans la région, c’est important d’avoir des sponsors régionaux ?
Le FC Lorient est un club très identitaire et un acteur majeur de son territoire, à la fois moteur économique, vecteur de notoriété et créateur de lien social. Il est donc évidemment important pour nous d’avoir de gros partenaires bretons, de la même façon qu’il est important pour eux d’associer leur marque au FCL, qui est dans le « Top 10 » français en termes de notoriété. De plus, le FC Lorient bénéficie d’une image extrêmement positive. La dernière étude menée par Ipsos révèle à ce sujet que pour 81 % des personnes interrogées, l’adjectif qui correspond le mieux au FCL est « sympathique », devant « défenseur de valeurs » (77 %). Ce dernier point est très important aussi, car nos partenariats sont également basés sur une convergence de valeurs. Par ailleurs, le positionnement de marque de nos partenaires correspond bien au nôtre, celui de « challenger ». De très grosses PME en forte croissance sont associées au FC Lorient, à travers des programmes très intéressants pour elles.
Et quelles sont les prochaines étapes ?
C’est d’associer davantage de ces grosses PME ou grandes entreprises très dynamiques au FC Lorient pour aller plus haut et nous positionner parmi les 10 plus gros budgets français. Nous avons aujourd’hui le 11 ou le 12e budget de la Ligue 1, juste en dessous des 40 M€. Mon objectif, quand je suis arrivé, c’était de rendre moins miraculeux la présence du FC Lorient en Ligue 1 : on devait avoir à l’époque le 18e ou 19e budget, de l’ordre de 26 M€. Aujourd’hui, la perspective a un peu changé et on a une exigence de résultats qui est différente.
Vous qui vivez la semaine en Angleterre, est-ce que le modèle de la Premier League vous inspire ? Le football français devrait-il y puiser davantage de bonnes pratiques ?
La Premier League m’impressionne, évidemment. Et on essaie toujours de répliquer les meilleures pratiques. À Lorient, il y avait 4 000 abonnés il y a cinq ans, et une fréquentation moyenne de 9 000 personnes. Aujourd’hui, nous avons 9 500 abonnés et une affluence moyenne supérieure à 14 500. Avec un taux de remplissage de 85 %. Le but a été d’appliquer un concept : le football doit être avant tout un spectacle. Pour que ce soit un spectacle, il faut que le stade vive et pour cela, il faut que le stade soit plein. Nous n’avons donc pas fait de la billetterie une problématique économique. En ce sens, je ne me suis pas du tout inspiré de l’exemple anglais.
J’avais en tête le souhait de remplir le stade, en me disant que le remplissage était un facteur de compétitivité sportive et donc, implicitement, de compétitivité économique. Car si vous êtes plus compétitifs, vous avez de meilleurs droits TV, etc. Ce qu’on a fait il y a cinq ans, ce fut donc de baisser dramatiquement les prix pour faciliter l’accès au stade au plus grand nombre. Avec l’évolution du statut de Lorient, on ne peut pas garder éternellement des prix parmi les plus bas de Ligue 1, mais on a toujours la volonté de favoriser au maximum nos supporters pour partager des émotions avec le plus de monde possible.
Les recettes de jour de match peuvent-elles être améliorées en France et plus précisément à Lorient ?
En France oui, mais les caractéristiques sont très différentes d’un club à l’autre, si on a une agglomération d’un million d’habitants ou de cent ou deux cents mille habitants comme c’est le cas à Lorient. Les problématiques sont vraiment spécifiques à chaque club.
Vous, sur quels ressorts misez-vous pour améliorer vos ressources ?
Un centre de séminaires très important sur l’Espace FCL. Nous travaillons beaucoup sur la partie partenariat entreprises, nous avons beaucoup de progrès à faire, même si nous y travaillons depuis cinq ans. Nous avons par exemple un centre de séminaires très important sur l’Espace FCL, avec le concept de convivialité qui est mis en avant. Ce sont de nouveaux leviers que nous cherchons à actionner avec nos partenaires.
Y a-t-il une cohérence entre tous ces leviers, ces idées ou s’agit-il d’éléments juxtaposés ?
On essaie d’avoir une cohérence de construction du club à moyen terme. Tout cela est axé sur une chose : la pérennité. On ne peut pas aller plus vite que la musique. J’ai un entraîneur qui se plaint que les transferts arrivent dans la dernière semaine du Mercato : la réalité, c’est que 50 % des mouvements ont lieu durant la dernière semaine ! C’est un élément, une réalité qui s’impose à vous, vous ne choisissez pas ! Dans ce milieu-là, vous devez vous adapter pour être le plus performant possible.
Le FC Lorient a-t-il l’obligation de demeurer en Ligue 1 ?
La structure de tout club qui est depuis quelques années en Ligue 1 est différente d’un club de Ligue 2. Pour vivre comme nous vivons, il est impératif d’être en Ligue 1. Le but, c’est aussi de gérer le club - d’où la nécessité de vendre des joueurs de temps à autre, ce qui n’est pas compris par tout le monde - de gérer le club donc de la manière la plus équilibrée possible, de manière à ce que, si un jour, accident industriel il y a, la pérennité du club ne soit pas affectée.
C’est vrai qu’il peut être douloureux de devoir se séparer très tôt de joueurs formés, sans en profiter…
On a une politique qui consiste à garder les joueurs que nous avons achetés au moins deux ou trois ans : Kevin Gameiro, j’ai eu la pression tous les ans pour le vendre, mais il a fait trois saisons à Lorient (de 2008 à 2011), la seule exception fut Laurent Koscielny (une seule saison à Lorient, en 2009-10, avant de rejoindre Arsenal). Quant aux joueurs formés au club, ils ont la particularité, quand vous les vendez, de ne pas avoir un achat à mettre en face, le produit de la vente participe plus rapidement d’un équilibre. Pas mal de clubs ont vendu des jeunes de leur centre de formation, ces dernières années, parce que, justement, le marché des transferts s’est déplacé : auparavant, il y avait beaucoup de transferts de joueurs bons ou moyens, alors qu’aujourd’hui, il y a le marché des superstars et le marché des super-jeunes. Entre les deux, il y a beaucoup moins de mouvements.
Vous travaillez bien sûr déjà sur les mouvements de la future intersaison…
Il y a une cellule de recrutement qui travaille beaucoup, qui supervise… Poste par poste, on fait un inventaire des besoins. Après, c’est le directeur général et les équipes de recrutement qui travaillent avec le sportif pour identifier les joueurs qui nous intéressent.
Quand le maintien sera mathématiquement assuré, quelle sera l’ambition du FC Lorient ?
Les joueurs ont un objectif majeur, c’est d’emmener le club le plus haut possible, parce qu’il y a des implications très fortes : les droits TV sont différents selon que vous finissez douzièmes, neuvièmes ou septièmes… L’objectif est donc de se hisser dans la première moitié et d’aller le plus haut possible. Les écarts sont minimes : nous sommes douzièmes, à un point du dixième. Tout est permis. Mais on peut glisser à la quinzième place (Le FC Nantes, quinzième, est à trois points). Ce serait clairement une grosse contre-performance.
Votre politique salariale, avec une importante part variable, fait que vos joueurs sont très intéressés par le classement final ?
Tout à fait. Ils sont directement concernés. Leur rémunération annuelle peut varier de façon significative selon notre classement. Mais un joueur qui entre sur le terrain ne pense pas à sa rémunération annuelle. Il veut gagner avant tout. Après, quand il rentre chez lui, il sait quel est l’enjeu, c’est un joueur professionnel, mais maximiser sa rémunération n’est pas son but principal. J’ai souhaité qu’il y ait un alignement fort entre le club et les joueurs pour qu’ils sachent que plus on va haut, plus ils en bénéficient, c’est tout à fait normal, c’est les associer aux résultats du club. On a un très bon groupe, j’ai énormément de respect pour lui, on a réussi cinq victoires de suite en novembre-décembre, j’espère être positivement surpris d’ici la fin de saison.
Pour un joueur du FC Lorient, quelle part de rémunération est en jeu selon que le club finisse douzième ou huitième ?
50 %. C’est important.

Elle n'est pas d'hier, mais de mars dernier avant la réception du PSG. Les trois premières questions étant portées sur le PSG, je me suis permis de les zapper pour ne garder que ce qui nous concerne...
Certains l'auront sans doute déjà lu, d'autres en auront peut être déjà débattu...
Pour les autres, bonne lecture!
Quelles perspectives de développement fixez-vous à votre club ?
Nous n’avons pas un business plan à 25 ans. J’ai repris, il y a cinq ans, un club de Ligue 2 qui jouait en Ligue 1. Avec une infrastructure de Ligue 2, une organisation de club de Ligue 2… Depuis cinq ans, on s’est efforcé de travailler autour de trois axes :
1.- Les infrastructures, avec la construction de l’espace FCL qui nous a coûté un peu plus de 12 M€ et dans lequel on a aujourd’hui un centre d’entraînement, un centre de formation et le siège du club. Des infrastructures de très haut niveau : François Blaquart (Directeur technique national) a dit que c’était un des centres d’entraînement les plus modernes de France, aujourd’hui. En ce qui concerne la rénovation du stade, une partie de la nouvelle tribune était déjà engagée, il y a cinq ans. Moi, j’ai fait le choix du synthétique, choix validé par le sportif.
2.- Les hommes : il s’agissait d’avoir une politique d’investissement sur des joueurs. Cela s’est peut-être moins vu, parce que nous n’achetons pas des joueurs à 15 M€, mais il y a eu beaucoup d’investissement sur des joueurs entre 1 et 3 M€, ces quatre ou cinq dernières années. Nous ne devons pas être loin des 50 M€ d’investissement sur cinq ans, au-dessus de 40 M€ en tout cas. Cela a été possible évidemment parce que des joueurs sont partis… Mais les hommes, c’est aussi toute la structuration d’un comité de direction avec des hommes compétents en matière commerciale, d’opérations et de professionnalisation d’une manière générale. Qu’on le veuille ou non, c’est la philosophie de Lorient : essayer de rester le plus proche possible des valeurs de ce club (convivialité, authenticité…) tout en professionnalisant la démarche sur tous les points. Ce n’est pas du tout incompatible de garder cette proximité avec les gens tout en ayant une démarche professionnelle.
3.- Le cadre équilibré. Il s’agit de développer les moyens et de vivre à nos moyens : je ne suis pas le mécène de Lorient, je suis un développeur de moyen et long terme, j’ai investi dans ce but-là. J’ai réinvesti pour permettre le développement du club. Cinq ans après mon arrivée, le FC Lorient s’est inscrit dans le top 10 des résultats glissants des cinq dernières années ; en matière de notoriété, on était 24e il y a cinq ans, on est aujourd’hui huitième ou neuvième… Mais nous ne sommes pas arrivés il y a cinq ans en disant : « En 2024, on jouera l’Europa League ! »
Que vise le FC Lorient ?
Une certaine constance, rester dans l’élite… On sait qu’avec une certaine constance, on peut parfois toucher des choses sympathiques : nous avons disputé trois demi-finales de coupe en cinq ans (éliminé par Bordeaux, 1-4, en 2010, puis par Lyon, 2-4 après prolongation, en 2012 en Coupe de la Ligue ; par Evian-TG, 0-4, en 2013 en Coupe de France). Je regrette énormément qu’on n’ait pas eu le plaisir d’emmener nos supporters au Stade de France. Ces trois demi-finales restent comme des moments parmi les plus cruels de ces cinq ans et notamment la dernière contre Evian-TG. Le but, c’est donc effectivement de toucher des choses sympathiques.
Je considère que le FC Lorient est un fabricant d’émotions. C’est pour cela que je suis dans le football, pour donner du plaisir aux gens, pour vivre des émotions fortes, dans un cadre équilibré. Notre centre de formation est un investissement à moyen terme. Aujourd’hui, on recrute des promotions de jeunes nés en 2001, 2002, 2003 : avant, nous avions un centre de deuxième ou troisième zone avec de très bons éducateurs, mais si vous ne recrutez pas les meilleurs à l’entrée, vous avez moins de chances d’avoir les meilleurs à la sortie. Aujourd’hui, sur ces promotions, on voit que les meilleurs joueurs de leurs générations, essentiellement bretons d’ailleurs, font le choix du FC Lorient. Alors qu’il y a quelques années, ils faisaient le choix de Rennes, de Nantes… Cela veut dire que si on fait bien notre travail dans cette période des cinq ou sept prochaines années, on sera récompensé. On a recruté un directeur de centre de formation qui est en train de construire une équipe (Régis Le Bris a rejoint le FC Lorient à l’été 2012). Je suis impliqué afin de lui donner les moyens d’investir sur la qualité d’encadrement ainsi que sur le lieu de vie pour les jeunes. La formation est vraiment au centre de notre projet.
Au niveau commercial, sponsoring, le FC Lorient cherche souvent à innover : sponsors maillot tournant, loterie pour attribuer un espace sur la manche contre Paris-SG…
J’ai toujours été fervent de ce qu’on appelle le sponsoring participatif. On a été un des premiers clubs à mettre des photos de supporters dans les numéros des joueurs, on a effectivement inauguré cette saison un sponsoring tournant pour maximiser la valeur du maillot, tout en restant fidèle à des partenaires historiques du club qui n’ont pas forcément des moyens extensibles, même si je tiens à les remercier car ces partenaires ont augmenté leurs contributions chaque année. Mais ce n’est pas du mécénat ! C’est très important pour nous de ne pas considérer nos partenaires comme des mécènes, mais bien comme des partenaires : pas un entrepreneur ne met de l’argent dans le football simplement parce que ça lui fait plaisir, il le fait pour développer son chiffre d’affaires. C’est donc à nous de bien les aider pour mesurer cet impact du partenariat avec le FC Lorient sur leur activité. Et je pense que ça fonctionne dans la mesure où nos partenaires principaux accompagnent chaque année davantage le FC Lorient.
Pour l’ancrage du club dans la région, c’est important d’avoir des sponsors régionaux ?
Le FC Lorient est un club très identitaire et un acteur majeur de son territoire, à la fois moteur économique, vecteur de notoriété et créateur de lien social. Il est donc évidemment important pour nous d’avoir de gros partenaires bretons, de la même façon qu’il est important pour eux d’associer leur marque au FCL, qui est dans le « Top 10 » français en termes de notoriété. De plus, le FC Lorient bénéficie d’une image extrêmement positive. La dernière étude menée par Ipsos révèle à ce sujet que pour 81 % des personnes interrogées, l’adjectif qui correspond le mieux au FCL est « sympathique », devant « défenseur de valeurs » (77 %). Ce dernier point est très important aussi, car nos partenariats sont également basés sur une convergence de valeurs. Par ailleurs, le positionnement de marque de nos partenaires correspond bien au nôtre, celui de « challenger ». De très grosses PME en forte croissance sont associées au FC Lorient, à travers des programmes très intéressants pour elles.
Et quelles sont les prochaines étapes ?
C’est d’associer davantage de ces grosses PME ou grandes entreprises très dynamiques au FC Lorient pour aller plus haut et nous positionner parmi les 10 plus gros budgets français. Nous avons aujourd’hui le 11 ou le 12e budget de la Ligue 1, juste en dessous des 40 M€. Mon objectif, quand je suis arrivé, c’était de rendre moins miraculeux la présence du FC Lorient en Ligue 1 : on devait avoir à l’époque le 18e ou 19e budget, de l’ordre de 26 M€. Aujourd’hui, la perspective a un peu changé et on a une exigence de résultats qui est différente.
Vous qui vivez la semaine en Angleterre, est-ce que le modèle de la Premier League vous inspire ? Le football français devrait-il y puiser davantage de bonnes pratiques ?
La Premier League m’impressionne, évidemment. Et on essaie toujours de répliquer les meilleures pratiques. À Lorient, il y avait 4 000 abonnés il y a cinq ans, et une fréquentation moyenne de 9 000 personnes. Aujourd’hui, nous avons 9 500 abonnés et une affluence moyenne supérieure à 14 500. Avec un taux de remplissage de 85 %. Le but a été d’appliquer un concept : le football doit être avant tout un spectacle. Pour que ce soit un spectacle, il faut que le stade vive et pour cela, il faut que le stade soit plein. Nous n’avons donc pas fait de la billetterie une problématique économique. En ce sens, je ne me suis pas du tout inspiré de l’exemple anglais.
J’avais en tête le souhait de remplir le stade, en me disant que le remplissage était un facteur de compétitivité sportive et donc, implicitement, de compétitivité économique. Car si vous êtes plus compétitifs, vous avez de meilleurs droits TV, etc. Ce qu’on a fait il y a cinq ans, ce fut donc de baisser dramatiquement les prix pour faciliter l’accès au stade au plus grand nombre. Avec l’évolution du statut de Lorient, on ne peut pas garder éternellement des prix parmi les plus bas de Ligue 1, mais on a toujours la volonté de favoriser au maximum nos supporters pour partager des émotions avec le plus de monde possible.
Les recettes de jour de match peuvent-elles être améliorées en France et plus précisément à Lorient ?
En France oui, mais les caractéristiques sont très différentes d’un club à l’autre, si on a une agglomération d’un million d’habitants ou de cent ou deux cents mille habitants comme c’est le cas à Lorient. Les problématiques sont vraiment spécifiques à chaque club.
Vous, sur quels ressorts misez-vous pour améliorer vos ressources ?
Un centre de séminaires très important sur l’Espace FCL. Nous travaillons beaucoup sur la partie partenariat entreprises, nous avons beaucoup de progrès à faire, même si nous y travaillons depuis cinq ans. Nous avons par exemple un centre de séminaires très important sur l’Espace FCL, avec le concept de convivialité qui est mis en avant. Ce sont de nouveaux leviers que nous cherchons à actionner avec nos partenaires.
Y a-t-il une cohérence entre tous ces leviers, ces idées ou s’agit-il d’éléments juxtaposés ?
On essaie d’avoir une cohérence de construction du club à moyen terme. Tout cela est axé sur une chose : la pérennité. On ne peut pas aller plus vite que la musique. J’ai un entraîneur qui se plaint que les transferts arrivent dans la dernière semaine du Mercato : la réalité, c’est que 50 % des mouvements ont lieu durant la dernière semaine ! C’est un élément, une réalité qui s’impose à vous, vous ne choisissez pas ! Dans ce milieu-là, vous devez vous adapter pour être le plus performant possible.
Le FC Lorient a-t-il l’obligation de demeurer en Ligue 1 ?
La structure de tout club qui est depuis quelques années en Ligue 1 est différente d’un club de Ligue 2. Pour vivre comme nous vivons, il est impératif d’être en Ligue 1. Le but, c’est aussi de gérer le club - d’où la nécessité de vendre des joueurs de temps à autre, ce qui n’est pas compris par tout le monde - de gérer le club donc de la manière la plus équilibrée possible, de manière à ce que, si un jour, accident industriel il y a, la pérennité du club ne soit pas affectée.
C’est vrai qu’il peut être douloureux de devoir se séparer très tôt de joueurs formés, sans en profiter…
On a une politique qui consiste à garder les joueurs que nous avons achetés au moins deux ou trois ans : Kevin Gameiro, j’ai eu la pression tous les ans pour le vendre, mais il a fait trois saisons à Lorient (de 2008 à 2011), la seule exception fut Laurent Koscielny (une seule saison à Lorient, en 2009-10, avant de rejoindre Arsenal). Quant aux joueurs formés au club, ils ont la particularité, quand vous les vendez, de ne pas avoir un achat à mettre en face, le produit de la vente participe plus rapidement d’un équilibre. Pas mal de clubs ont vendu des jeunes de leur centre de formation, ces dernières années, parce que, justement, le marché des transferts s’est déplacé : auparavant, il y avait beaucoup de transferts de joueurs bons ou moyens, alors qu’aujourd’hui, il y a le marché des superstars et le marché des super-jeunes. Entre les deux, il y a beaucoup moins de mouvements.
Vous travaillez bien sûr déjà sur les mouvements de la future intersaison…
Il y a une cellule de recrutement qui travaille beaucoup, qui supervise… Poste par poste, on fait un inventaire des besoins. Après, c’est le directeur général et les équipes de recrutement qui travaillent avec le sportif pour identifier les joueurs qui nous intéressent.
Quand le maintien sera mathématiquement assuré, quelle sera l’ambition du FC Lorient ?
Les joueurs ont un objectif majeur, c’est d’emmener le club le plus haut possible, parce qu’il y a des implications très fortes : les droits TV sont différents selon que vous finissez douzièmes, neuvièmes ou septièmes… L’objectif est donc de se hisser dans la première moitié et d’aller le plus haut possible. Les écarts sont minimes : nous sommes douzièmes, à un point du dixième. Tout est permis. Mais on peut glisser à la quinzième place (Le FC Nantes, quinzième, est à trois points). Ce serait clairement une grosse contre-performance.
Votre politique salariale, avec une importante part variable, fait que vos joueurs sont très intéressés par le classement final ?
Tout à fait. Ils sont directement concernés. Leur rémunération annuelle peut varier de façon significative selon notre classement. Mais un joueur qui entre sur le terrain ne pense pas à sa rémunération annuelle. Il veut gagner avant tout. Après, quand il rentre chez lui, il sait quel est l’enjeu, c’est un joueur professionnel, mais maximiser sa rémunération n’est pas son but principal. J’ai souhaité qu’il y ait un alignement fort entre le club et les joueurs pour qu’ils sachent que plus on va haut, plus ils en bénéficient, c’est tout à fait normal, c’est les associer aux résultats du club. On a un très bon groupe, j’ai énormément de respect pour lui, on a réussi cinq victoires de suite en novembre-décembre, j’espère être positivement surpris d’ici la fin de saison.
Pour un joueur du FC Lorient, quelle part de rémunération est en jeu selon que le club finisse douzième ou huitième ?
50 %. C’est important.
Donne un cheval à celui qui dit la vérité : il en aura besoin pour s'enfuir.
When you stop striving to be better, you stop being good
When you stop striving to be better, you stop being good
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phifan
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C'est juste hallucinant....Bakyfan a écrit :Je sais pas si vous avez vu la vidéo tébésud, avec la réaction de LF dans les couloirs après le match ???![]()
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"On à su garder cet avantage, ce petit but de raccroc"
Décidément ce mec n'en loupe pas une !
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- bricou
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Faut arrêter l'acharnement... Pas de quoi en faire tout un plat !
C'est juste une maladresse je pense, il voulait dire raccroc au sens ou on ne gagne que d'un but je pense.
Et puis j'aimerais bien en voire certains parler devant une forêt de micros, ca leur ferait tout drôle à mon avis.
C'est juste une maladresse je pense, il voulait dire raccroc au sens ou on ne gagne que d'un but je pense.
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- razorback
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"Un petit but de raccroc" mais quel con!!!!!!!!!!!!!!!
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phifan
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Mais non, Bricou a dit qu'il fallait arrêter l'acharnement.... Simple petite erreur de com.....
LF est un saint homme, il nous le montre d'ailleurs chaque jour..... 1 intervention médiatique = 1 boulette
il avait oublié de regarder la définition de but de raccro dans le Robert !
Pour le stress des caméras, c'est lui qui est président d'un club de L1, il doit savoir y faire face .... d'ailleurs je pense qu'il en raffole ! Le président de Guingamp reste à sa place il n'a qu'à faire pareil s'il ne sait pas gérer !
Pour moi son but de raccro = très belle action collective (comme on n'en a pas vu depuis longtemps au Moustoir) + très beau but.... (Ayew + Mesloub et Guerreiro doivent être ravis)
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Pour moi son but de raccro = très belle action collective (comme on n'en a pas vu depuis longtemps au Moustoir) + très beau but.... (Ayew + Mesloub et Guerreiro doivent être ravis)
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panchoa
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Mais c'est son métier!! à ton LFbricou a écrit : Et puis j'aimerais bien en voire certains parler devant une forêt de micros, ca leur ferait tout drôle à mon avis.
- Chawax
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Sinon l'interview postée par fixou est intéressante (plus que le débat sur le "but de raccroc"), en particulier sur le projet à long terme du club (s'appuyer sur la formation). Par contre toujours ce discours marketing assez soûlant
Et des "valeurs du club" qui ont pris du plomb dans l'aile depuis l'interview.
- FRR
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Ca existe pas dans le "fabien" Robert par contreMerlus a écrit :Ca existe dans le Robert, ça ?il avait oublié de regarder la définition de but de raccro dans le Robert
Une nouvelle fois, on s'en fout de ses paroles mais bon ça fait parler ...
ALLEZ LORIENT! ALLEZ LES MERLUS!
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chouchou
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J'ai vu l'inteview d LF, j'ai plutôt l'impression qu'il dit" but raccroc " avec ironie, peut être reprend il les mots d'un journaliste présent, d'un lensois...
